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1/2 échec ou 1/2 succès

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Jamais contents les industriels ? La réforme obtenue à travers la loi Dutreil avait deux buts, d’une part stopper l’inflation persistante des prix des produits de grande consommation pour redonner du pouvoir d’achat aux consommateurs, d’autre part assainir les rapports industrie-commerce en tordant le cou aux pratiques abusives. Le premier objectif est en passe d’être atteint, plus ou moins, il est vrai, selon l’instrument de mesure adopté et ce, malgré bien des facteurs de hausse du côté des coûts de production. Cela a pu redonner du goût aux Français pour les marques et surtout c’est le signe que les commerçants ont recommencé à faire leur métier en se faisant concurrence entre eux. En revanche, dans son étape actuelle, la réforme de la loi Galland n’a pas du tout apaisé les relations commerciales, selon le constat déçu que vient de faire l’Ania après avoir interrogé un large panel d’industriels. Difficile de dire si la loi elle-même est en cause car Jean-René Buisson stigmatise en fait « certains distributeurs qui la contournent ou l’ignorent délibérément ». D’où la poursuite des mêmes dérives : fausse coopération commerciale, conditions d’achat ou compensations abusives, transferts de charges indus, moins d’engagements à faire des promotions en regard de budgets constants de coopération commerciale. Ce qui est sûr, c’est que l’analyse de l’Ania devra être confrontée avec celle des autres parties prenantes (Ilec, FCD,…) et avec le bilan des contrôles que l’administration dit avoir intensifiés depuis septembre. Autant de grain à moudre pour refaire « bouger les lignes » à l’horizon du rapport qui doit être remis au Parlement en fin d’année…

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