120 millions d’euros seront mis à la disposition du secteur apicole de l'UE au cours des trois prochaines années « pour soutenir son rôle essentiel dans l'agriculture et l'environnement » (1). Ce montant, doublé des contributions nationales des États membres, s'appliquera aux programmes apicoles nationaux à compter du 1er août 2019 et jusqu'au 31 juillet 2022.
Le soutien de 120 M€ de l'UE à l'apiculture est fourni par le biais des programmes apicoles nationaux qui visent à améliorer les conditions générales de production et de commercialisation du miel et des autres produits apicoles dans l'UE. Chaque État membre de l'UE a accès au régime d'aide en établissant un programme apicole triennal détaillant les mesures qu'il entend mettre en œuvre et les dépenses prévues pour ces mesures. Les mesures comprennent par exemple le soutien à la création d'une entreprise apicole, l’assistance technique (formation des apiculteurs sur des thèmes tels que l'élevage ou la prévention des maladies, l'extraction, le stockage, le conditionnement du miel), la lutte contre les envahisseurs et les maladies des ruches (en particulier la varroase, un parasite endémique qui affaiblit le système immunitaire de l'abeille et entraîne la perte de colonies d'abeilles si elles ne sont pas traitées), la rationalisation de la transhumance (importante pour la pollinisation mais aussi pour la nutrition des abeilles), l’analyses des produits apicoles (miel, gelée royale, propolis, pollen et cire d'abeille), le repeuplement des ruches, la recherche appliquée, la surveillance du marché ainsi que l'amélioration de la qualité des produits en vue d'exploiter le potentiel des produits apicoles sur le marché.
En 2018, l'Union européenne, deuxième producteur mondial de miel, comptait plus de 17,5 millions de ruches réparties auprès de 600 000 apiculteurs. Les membres de l'UE qui produisent le plus de miel (Roumanie, Espagne, Hongrie, Allemagne, Italie, Grèce, France et Pologne) se trouvent principalement dans le sud de l'Union où les conditions climatiques sont plus favorables à l'apiculture. Bien qu'elle soit le deuxième producteur mondial de miel, l'UE est un importateur net de miel puisque la production totale ne couvre qu'environ 60 % de la consommation. Le principal fournisseur de miel importé dans l'UE est la Chine, suivie de l'Ukraine et des pays d'Amérique latine.
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représente une augmentation de 12 millions d'euros par rapport à l'aide fournie pour la période 2017-2019.