Deux appels à propositions dans le domaine de la recherche pour la qualité et la sécurité alimentaire viennent d’être lancés par la Commission européenne. D’un montant total de 197 millions d’euros, ils s’inscrivent dans le sixième programme cadre RTD (recherche, développement technologique et démonstration). Pour la période 2002-2006, une enveloppe globale de 685 millions d’euros doit revenir à l’alimentation. Après le premier appel d’offre, au cours duquel les petites et moyennes entreprises étaient trop peu présentes, la Commission espère, à présent, une implication accrue de leur part. Les PME françaises n’ont récolté que 8 % des fonds reçus par l’Hexagone au cours de la première phase. En théorie, elles devraient bénéficier de 15 % des financements.
Alors que le premier appel d’offre, clôturé en avril 2003, est à peine bouclé, la Commission européenne a lancé deux nouveaux « appels à propositions d’action de recherche » dans le domaine alimentaire pour un montant global de 197 millions d’euros. Ils font partie du programme spécifique RTD visantv à « intégrer et renforcer l’Espace européen de la recherche ». La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 5 février 2004.
Améliorer la compétitivité
L’objectif général de ces financements est de renforcer les bases scientifiques et technologiques de l’industrie, de favoriser la compétitivité et de soutenir des actions de recherches en lien avec les politiques de l’Union, explique un document de présentation de ce programme-cadre. Aux côtés de la qualité et de la sûreté alimentaire, six autres thématiques bénéficient de financements, notamment les nanotechnologies et des technologies pour la société de l’information. Dans ses appels à projet de recherche, la Commission européenne apporte des précisions sur les sujets pour lesquels elle entend apporter une contribution (voir encadré).
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Impliquer les PME
Ces « programmes de travail » relativement détaillés, présents en annexe des appels d’offres, sont issus de négociations, en amont, avec les États membres. Les thématiques choisies couvrent donc des sujets pour lesquels certains organismes de recherche ou certaines entreprises sont pressentis. Mais l’objectif du programme-cadre est d’impliquer les PME dans des objectifs de recherches transeuropéens. Ce qui n’est pas vraiment le cas à l’heure actuelle. Ainsi, la France a vu 36 de ses 200 projets présentés retenus au cours du premier appel d’offre.
Programme de sensibilisation
Au final, les PME françaises ne représentent que 8 % du total des financements récoltés par l’Hexagone. À peine mieux au plan européen, elles ont bénéficié de 11 % seulement du budget alloué. Cette situation est d’autant plus préoccupante que – c’est bien connu – les PME représentent l’essentiel du maillage industriel agroalimentaire français, mais aussi européen. Elles sont aussi un élément important en matière d’innovation. Pour cette raison, des programmes de sensibilisation des PME de l’agroalimentaire sur l’importance des fonds européens de recherche devraient être lancés prochainement.