La 1ère Convention annuelle Interbev (interprofession bétail et viande) se tenait au Conseil économique social et environnemental, à Paris le 20 juin. L’occasion de relativiser les effets attendus de la contractualisation.
La 1ère Convention annuelle Interbev (interprofession bétail et viande) se tenait au Conseil économique social et environnemental, à Paris le 20 juin. Entre autres, la contractualisation était au cœur des débats : « Le tout contrat n’est pas réaliste », a lancé Dominique Langlois, président d’Interbev. Pierre Méhaignerie, ancien ministre de l’Agriculture, met aussi en garde face à la désillusion que pourrait créer la généralisation de l’obligation de contractualiser. « Je n’y crois pas », a-t-il affirmé. Le président d’Interbev a ajouté que, pour commencer, l’interprofession ciblait spécifiquement les jeunes bovins avec un objectif de 30% de contractualisation. Pour sa part, Xavier Beulin, président de la FNSEA, estime que la contractualisation est une « réponse collégiale » au sein de la filière, mais « qu’il faut y aller progressivement ». En outre, le président de l’interprofession a ajouté que des contrats existaient déjà avant la LMA (loi de modernisation de l’agriculture), mais que ces contrats étaient « de faux contrats » car les engagements n’étaient pas toujours tenus. « La LMA permet de donner un cadre national », a estimé Dominique Langlois.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.