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Environnement 2 500 agriculteurs manifestent dans le Sud-Ouest contre les restrictions d’eau

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Les agriculteurs du bassin d’Adour-Garonne dénoncent des restrictions d’eau systématiques sans prendre en compte des conditions locales et météorologiques. Le préfet de Haute-Garonne, rencontré par les manifestants, aurait pris l’engagement de lancer une étude d’impact socio-économique.

En région, certaines décisions ont du mal passer : 1 700 agriculteurs selon la préfecture de Haute-Garonne (2 500 selon les organisateurs) ont manifesté, à l’appel de la FNSEA et de Jeunes agriculteurs, lundi 8 mars à Toulouse pour protester contre la loi sur l’eau qui limite les prélèvements dans le bassin de l’Adour-Garonnne. Ils étaient 750 (selon la préfecture des Landes) à défiler pour la même raison dans les rues de Mont-de-Marsan. Les manifestants dénoncent les volumes de prélèvement maximum d’eau établis par les pouvoirs publics qui selon eux prévoient des restrictions de 20% à 80% selon les zones. Le préfet de Haute-Garonne, rencontré par les manifestants, aurait pris l’engagement de reporter d’un an la mise en application de la mesure (soit en 2012) et de lancer une étude d’impact socio-économique. Par contre leur demande de création de ressources en eau (reservoirs) garantissant les usages agricoles sur la base de ses besoins de consommation n’a pour le moment pas été retenue.

« 5 600 à 8 400 emplois menacés »
La circulaire du 30 juin 2008 issue de la loi sur l’eau et la milieu aquatique (LEMA) définit des volumes prélevables chaque année pour l’agriculture. Ces volumes ne sont parvenus aux professionnels que très récemment et devraient entrer en vigueur dès 2011. Dans un communiqué commun, la FRSEA et les Jeunes Agriculteurs de Midi-Pyrénées considèrent que « sur les 240 000 emplois que fournit l’agriculture sur les 18 départements du bassin Adour-Garonne, de telles restrictions d’irrigation menaceraient directement 5 600 à 8 400 emplois ». La méthode « impose arbitrairement une réduction drastique des volumes prélevables pour l’irrigation sans tenir compte de la situation réelle observée des débits des cours d’eau au fil des saisons. La seule proposition qui nous est actuellement faite se résume à regarder passer l’eau, sans pouvoir la prélever quand le milieu le permettra, et sans pouvoir la stocker non plus », dénoncent les chambres d’agriculture la FNSEA et les JA. Les déclaration de Nicolas Sarkozy au Salon de l’agriculture, qui demande une adaptation des mesures environnementales aux réalités de l’agriculture pourrait changer les choses.

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