Le régime fiscal spécial à taux d’accises réduit en vigueur en faveur des DOM est censé contribuer au maintien des 10 distilleries en Guadeloupe, 9 en Martinique, 3 à La Réunion et 1 en Guyane, et d’environ 20.000 emplois directs en rapport avec la production de rhum. Un autre objectif majeur de l’aide communautaire est également d’aider à assurer des débouchés commerciaux au rhum des DOM sur le marché métropolitain et de permettre aux professionnels des DOM de résister à la concurrence des producteurs ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique). Les autorités françaises considèrent qu’une disparition de l’avantage fiscal accordé aux DOM entraînerait une perte de 50 % des débouchés commerciaux (principalement la France métropolitaine) et donc la fermeture de 75 % des distilleries. Outre le maintien de près de 20.000 emplois directs en rapport avec la production de rhum, ce régime fiscal contribue, soutient Paris, à valoriser indirectement la production de produits tels que la mélasse ou la paille obtenues elles aussi à partir de la canne à sucre et utilisés comme source d’énergie, d’alimentation du bétail ou de fertilisants naturels.
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