L’interprofession française du foie gras (Cifog) a salué avec enthousiasme le vote par les députés d’un article additionnel à la loi d’orientation agricole reconnaissant le foie gras « patrimoine culturel et gastronomique protégé en France ». Plébiscité en France comme à l’étranger, ce produit essentiellement français est pour l’instant sur une pente ascendante, avec de nouveaux consommateurs recrutés chaque année.
Le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), qui a présenté cette semaine ses perspectives pour la prochaine période festive, n’en poursuit pas moins ses efforts de promotion (un budget d’un million d’euros est consacré à une prochaine campagne TV qui doit préparer les esprits aux fêtes de fin d’année). Une façon aussi de prévenir toute psychose liée à la menace de grippe aviaire en Europe.
Les premiers chiffres de l’année 2005 le confirment, le dynamisme du marché du foie gras est tel que ce produit continue de recruter de nouveaux consommateurs. En septembre, selon le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras, le taux des ménages acheteurs atteignait 20,3 % contre 19,7 % il y a un an et le marché a été en croissance de 3,6 % sur les douze derniers mois (septembre à septembre). Une augmentation essentiellement due aux achats de foie gras entiers (en progression de 33 % quand l’ensemble des foies prêts à consommer gagnait 4,2 % et les foies gras à préparer seulement 1,7 %), preuve que le consommateur est de plus en plus connaisseur et attiré par le haut de gamme.
Sur la même lancée
Ces bons chiffres surviennent après une année 2004 qui avait été qualifiée de record par le Cifog, avec une consommation en France de près de 18 500 tonnes (dont 96 % de canard et 4 % d’oie) en hausse de 10 %. La France importe environ 10 % des foie gras qu’elle consomme, achetés en Hongrie ou en Bulgarie, et notamment près des deux tiers des foies gras d’oie consommés. Mais d’un autre côté, elle exporte des foies gras d’oie et de canard, principalement vers l’Asie et l’Amérique du nord. La production mondiale est en progression, avec l’an dernier un peu plus de 21 000 tonnes contre seulement 13 650 tonnes en 1996.
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Avec 90 % de la production totale, la France reste de très loin le premier pays producteur, devant la Hongrie (2 600 tonnes en 2003) et la Bulgarie (520 tonnes).
La filière française du foie gras a réalisé un chiffre d’affaires total proche de 1,2 milliard d’euros en 2004, pour un total de 2 124 tonnes de foie gras cru et 908 tonnes de foie gras transformé, soit une progression d’environ 20 % par rapport à 2003. L’exportation de foie gras cru a continué sur sa lancée de 2003 avec une hausse de 24 % tandis que celles de foie gras transformé reprenaient avec +3 %. Au total, la profession a dégagé un excédent commercial de 35,1 millions d’euros en 2004.
L’Espagne est de loin le plus important importateur de foie gras français (801 tonnes) devant le Japon (293), l’ensemble Belgique-Luxembourg (249), la Suisse (165) et l’Allemagne (121).