Après avoir fait le dos rond en 2009 avec un repli inédit de leur chiffre d’affaires, les industries alimentaires françaises redoutent une année 2010 plus difficile et ne croient à une reprise qu’en 2011. En attendant, le combat de l’ANIA qui représente ces entreprises se polarise sur des amendements qu’elle voudrait introduire dans la loi de modernisation agricole pour corriger les dysfonctionnements induits par la LME dans les relations avec la distribution.
« Certains indicateurs, tels que la morosité au niveau mondial ou encore la consommation en berne, provoquent une grande prudence des patrons du secteur, sans compter que la profession est en prise avec une distribution qui ne joue toujours pas le jeu de la négociation voulue par la LME », estime le président de l’Ania qui a présenté le 1er juin les chiffres 2009 de la profession et ses perspectives pour 2010.
Jean-René Buisson n’a pas manqué à cette occasion de durcir ses critiques contre la loi de modernisation de l’économie (LME) qui, aux yeux de la plupart des industriels, profite à la grande distribution en lui donnant une position de force pour négocier les prix à la baisse sans que pour autant elle respecte ses obligations dans les contrats de vente.
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