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Négociations de l’OMC 2011 « fenêtre d’opportunité » pour conclure le cycle de Doha, selon le G20

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Réuni au sommet les 11 et 12 novembre à Séoul, le G20 a souhaité que le cycle de Doha puisse être conclu en 2011. La France, qui en assure maintenant la présidence, a lancé les travaux sur l’une de ses priorités, la volatilité des prix des matières premières.

Les dirigeants du G20 affirment, dans le communiqué publié à l’issue de leur réunion des 11 et 12 novembre à Séoul, leur « engagement fort » pour « une conclusion positive, ambitieuse, complète et équilibrée » du cycle de Doha. « Nous reconnaissons que 2011 offre une fenêtre d’opportunité cruciale, bien qu’étroite » pour obtenir ce succès, ajoutent-ils. « Nous devons maintenant terminer le travail. Une fois le résultat obtenu, nous nous engageons à obtenir la ratification, lorsque nécessaire, dans nos systèmes respectifs ».
« Nous nous engageons aussi à résister à toute forme de mesures protectionnistes », précisent également les chefs d’Etat et de gouvernement.
Le directeur général de l’OMC, Pascal Lamy, avait indiqué fin octobre qu’il attendait un « signal politique clair » du G20 en vue d’accélérer les négociations.
La prochaine conférence ministérielle de l’OMC se tiendra du 15 au 17 décembre 2011 à Genève.

Présidence française et volatilité des prix

« Le sommet de Séoul a ouvert la voie aux priorités que nous nous sommes fixé sous notre présidence », a déclaré à la presse Nicolas Sarkozy à l’issue de la réunion du G20.
« Sur la volatilité du prix des matières premières, nous avons obtenu de mandater les organisations internationales compétentes dans le domaine de l’énergie comme dans celui de l’agriculture pour produire expertises et recommandations en vue de décisions sous notre présidence », a expliqué le chef de l’Etat français, dont l’intention est d’« essayer d’obtenir des consensus sur des sujets absolument centraux que sont la moralisation du capitalisme, la régulation du marché des matières premières et l’amélioration forte de l’ordre monétaire international, qui en a bien besoin ».
« Sur la régulation des prix des matières premières, quand la France en a parlé, tout le monde levait les bras au ciel. Aujourd’hui, il y a beaucoup de gens qui nous disent : “oui, il faut travailler là-dessus, c’est important”. Et on a mandat pour travailler dessus, donc cela progresse », a également déclaré le président français.
Sur ce sujet, a-t-il expliqué, « les positions sont (...) opposées entre l’Argentine et le Brésil qui disent : “mais pas du tout, tant mieux si ça monte”, et les pays où il y a des émeutes de la faim, ou nous, qui disons : “on ne peut pas passer de 40 dollars le baril de brent à 140”. Il y a un “gap”, mais qu’on accepte d’en parler ».
« Un premier progrès pourrait être de la transparence ; un deuxième progrès, encore beaucoup plus important, serait une amorce de régulation sur les produits dérivés de matières premières, comme on a fait une régulation sur les produits dérivés en termes financiers », a encore estimé le président français.

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