2014 ne sera pas, sauf évènement inattendu, une année d'initiatives ou de décisions marquantes à Bruxelles, au moins pour l'agriculture. Il faut dire que le secteur a eu son lot l'année dernière avec les difficiles négociations sur la réforme de la Pac, qui ne sera intégralement mise en œuvre qu'en 2015. Reste, toutefois, l'adoption des mesures d'application des nouvelles règles, exercice délicat tant au niveau de l'UE qu'à l'échelon national. Sinon, la Grèce, qui a pris la présidence de l'Union le 1er janvier, ne compte dégager un consensus ministériel que sur un seul point au cours du premier semestre : la révision de la politique communautaire d'information et de promotion des produits agricoles et alimentaires. De toute façon, le Parlement européen, l'autre co-législa-teur, ne sera pas non plus très actif à l'approche des élections de fin mai. Un scrutin qui pourrait se traduire par l'arrivée à Strasbourg d'une forte vague d'eurosceptiques de tous bords, poussés par la crise économique et sociale. La Commission sera elle aussi sur le départ, le mandat de l'équipe Barroso se terminant en octobre. Elle va donc connaître, comme à chaque fois, une période de flottement. Ce qui ne l'empêchera pas de lancer quelques débats : propositions d'adaptation des dispositions pour l'agriculture biologique, pour les régions dites ultrapériphériques et pour la distribution de produits agricoles dans les écoles ; rapports sur le fonctionnement du secteur des fruits et légumes depuis la réforme de 2007 et sur le « paquet lait ». Des dossiers qui ne pourront été conclus qu'au deuxième semestre, sous présidence italienne de l'Union, la Lettonie prenant ensuite le relais.
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