Avocats têtus d’une gestion parcimonieuse des deniers de l’UE et réfractaires à toute sur-réglementation, les Pays-Bas prennent en main pour six mois la présidence du Conseil des Vingt-huit, succédant au Luxembourg et précédant la Slovaquie. Citant parmi leurs priorités « la réforme de la planification budgétaire pluriannuelle et l’allocation efficace des moyens européens », ils veulent dans cette optique « se projeter aussi dans l’après-2020 ». La programmation financière en cours, qui couvre la période 2014-2020, consacre 362,78 milliards € à la politique agricole commune (dont 265,15 milliards pour les paiements directs), soit 37,8 % du total des dépenses de l’Union et 0,7 % de son PNB. Parallèlement, la présidence néerlandaise insiste sur les travaux de simplification de la législation agricole, et souhaite, dans ce contexte, « engager le dialogue sur la Pac de l’après-2020 ». Un débat auquel la Commission de Bruxelles – et son responsable du secteur, Phil Hogan – semble à ce stade très peu préparée. Négociants efficaces, les Pays-Bas n’oublient pas non plus les enjeux du commerce mondial, en particulier les pourparlers de libre-échange « avec les États-Unis, des pays d’Amérique du Sud et quelques pays asiatiques » et « le suivi de la dixième conférence ministérielle de l’OMC » à Nairobi. Enfin, la présidence néerlandaise ne peut omettre la défense de l’environnement dans ses priorités, du suivi de la conférence de Paris sur le climat et de « l’instauration de plafonds d'émission nationaux pour les polluants » à « l’économie circulaire », en passant par le « bilan de qualité » des directives Habitats et Oiseaux. L’avenir en ligne de mire donc, puisque le présent est peu porteur. 

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