La Commission européenne a présenté le 29 janvier son programme de travail pour 2020, mais a aussi, c’est une nouveauté, annoncé la mise en place d’une programmation pluriannuelle entre les trois institutions de l’UE (Commission européenne, Parlement européen et Conseil de l’UE). Une déclaration commune entre les trois institutions sur leurs priorités législatives (entre les négociations en cours et les nouvelles propositions) devrait être adoptée dans les deux prochains mois. Les nouvelles initiatives que va lancer la Commission européenne tournent principalement autour de deux axes : le Green deal et l’encadrement des services numériques.
Dans le cadre du Green deal, la Commission européenne souhaite donner jour à une législation sur le climat destinée à inscrire dans le marbre l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050 (attendue au premier trimestre), une stratégie pour lutter contre la perte de la biodiversité à l’horizon 2030 (1er trimestre), un plan d’action pour une nouvelle économie circulaire (1er trimestre) et enfin à la stratégie « de la ferme à la fourchette » (au second trimestre) (1). Par contre, alors que c’était un des objectifs du Green deal, aucune proposition ne semble figurer pour instaurer un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’UE.
Du côté du numérique, l’exécutif prévoit de publier une stratégie « pour l’Europe – en phase avec l’ère numérique » (1er trimestre) avec un livre blanc sur l’intelligence artificielle et les données numériques. Parmi les autres initiatives au menu : une initiative sur les carburants du secteur aérien et maritime (troisième trimestre) et une nouvelle stratégie forestière de l’UE (quatrième trimestre).
Parmi les initiatives visant à simplifier la réglementation de l’UE sont également prévues des évaluations des dispositions sur les indications géographiques et des spécialités traditionnelles garanties, l’utilisation durable des pesticides et le bien-être des animaux. Enfin, au rang des propositions qui seront retirées, car dans l’impasse depuis de trop longs mois, figure la directive sur le clonage des animaux.
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(1) Voir même numéro
(2) Voir n° 3723 du 06/01/2020
La Croatie mettra l’accent sur les besoins des communautés rurales
En ouverture de son premier Conseil agricole en tant que présidente, le 27 janvier à Bruxelles, la ministre de l’Agriculture croate Marija Vuckovic a expliqué qu’elle mettrait durant ses six mois de mandature l’accent à la fois « sur les problèmes liés à l’agriculture familiale, sur la situation des communautés rurales ou encore sur les jeunes agriculteurs ainsi que sur une gestion durable et respectueuse de l’environnement des exploitations ». Elle souhaite pour prendre en compte les besoins des communautés rurales, moderniser davantage l’agriculture notamment via le développement du concept de village intelligent. « Nous visons à améliorer la qualité de vie dans les campagnes et à attirer de plus en plus de jeunes agriculteurs », précise-t-elle. Par ailleurs, la Croatie souhaitera aussi, durant son mandat, mettre l’accent sur « des règles conjointes au niveau de l’UE concernant à la fois la production, l’inspection, l’échantillonnage, l’importation et la circulation ainsi que la certification des produits phytosanitaires ». Enfin, la présidence croate souhaite aussi poursuivre les débats sur la sûreté alimentaire, le bien-être animal, la bioéconomie et la stratégie forestière post-2020 (2).