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287 chercheurs appellent à « prendre en compte » la conscience animale

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Quelque 287 scientifiques ont signé la « Déclaration de New York sur la conscience animale », dans laquelle ils appellent à « prendre en compte les risques pour le bien-être » des animaux potentiellement doués de conscience, vertébrés comme invertébrés. Ce court texte souligne que « les preuves empiriques indiquent au moins une possibilité réaliste d’expérience consciente » chez de nombreux animaux : « tous les vertébrés », mais aussi « de nombreux invertébrés (y compris, au minimum, les mollusques céphalopodes, les crustacés décapodes et les insectes) ». Or, les signataires estiment que, « lorsqu’il existe une possibilité réaliste d’expérience consciente chez un animal, il est irresponsable d’ignorer cette possibilité dans les décisions qui concernent cet animal ». « La certitude d’une conscience ne devrait pas être requise pour la prise en compte des risques de bien-être », résume une note de contexte.

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L’objectif de la Déclaration de New York se borne à « encourager plus de recherche sur ce sujet » et à « encourager la réflexion sur le bien-être animal », ses auteurs ayant choisi de ne formuler aucune « recommandation politique spécifique ». Présentée le 19 avril, la déclaration a tout d’abord été paraphée par 40 scientifiques, dont des « experts de renommée mondiale » sur la conscience humaine et animale (chauves-souris, oiseaux, reptiles, poissons, pieuvres, crabes, insectes). Dans ce texte, les scientifiques s’appuient sur la notion de « conscience phénoménale ». Aussi appelée « sentience », il s’agit de la capacité à vivre des « expériences subjectives », sensorielles ou émotionnelles. « L’expérience subjective requiert plus que la simple capacité à détecter des stimuli. Cependant, elle ne nécessite pas de capacités sophistiquées comme un langage de type humain ou la raison. »

Une « possibilité réaliste d’expérience consciente » chez « de nombreux invertébrés »