Le cadre international sur la biodiversité (GBF) qui sera négocié lors de la prochaine Cop15 de Kunming « doit inclure des actions de conservation dans les paysages agricoles basés sur les principes de l’agroécologie », écrit un collectif de 366 chercheurs dans une lettre ouverte publiée le 20 juillet par la revue Nature. L’agriculture, rappellent les chercheurs, « est la forme d’utilisation des terres la plus extensive, occupant près d’un tiers de la surface mondiale, et mettant en danger près de 62 % des espèces menacées ». Cependant, en réduisant les intrants, et en diversifiant les paysages et les cultures, le secteur agricole « peut offrir des habitats à la biodiversité, en promouvant la connectivité avec les aires protégées, et en augmentant la capacité des espèces à répondre à des menaces ». Le GBF doit remplacer les objectifs dits d’« Aichi », à l‘issue de la COP15, pour définir des objectifs internationaux en matière de protection de la biodiversité à l’horizon 2030. Dans une étude parue plus tôt en juillet dans Biology and Conservation, une équipe de chercheurs estime que les rapports de l’Ipbes montrent le « succès limité » des objectifs d’Aichi, définis en 2010 lors de la COP10.
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