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« 4 000 communes » supplémentaires raccordées à la 4G depuis janvier 2018

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Depuis janvier 2018 « plus de 4 000 communes ont été raccordées à la 4G », a indiqué Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, dans une interview au Figaro le 29 mars. « Elles seront plus de 10 000 d’ici à fin 2020 », a également promis le ministre, qui faisait notamment le point plus d’un an après l’annonce en janvier 2018 du « New deal mobile » de l’État et l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) avec les opérateurs mobiles.

En échange d’une autorisation d’utilisation de certaines fréquences hertziennes, ces derniers avaient accepté des obligations en matière de couverture mobile du territoire, notamment l’objectif « de généraliser le très haut débit mobile (4G) sur l’ensemble des sites mobiles d’ici fin 2020 », à l’exception des zones inscrites dans le programme « zone blanche centre bourg ». Plus de 3 800 communes « dépourvues d’une connectivité mobile de base » y sont recensées, l’objectif en 4G étant pour elles de 75 % en 2020 et 100 % en 2022. Au 30 septembre 2018, 3 344 de ces villages, dont une partie situés dans des zones de montagnes, disposaient à minima « de l’internet mobile » sans précisions sur le débit, indique la Fédération française des télécoms sur son site.

À l’occasion du « New deal », les opérateurs mobiles s’étaient également vu imposer des « obligations permettant de répondre aux besoins locaux de couverture mobile » avec notamment un « dispositif de couverture ciblée » comprenant « 5 000 nouvelles zones par opérateurs à couvrir en voix/SMS et très haut débit mobile (4G) », détaille l’Arcep dans un rapport de mars 2019. Demandées à l’initiative des collectivités, ces zones sont définies par arrêtés ministériels, les opérateurs ayant ensuite jusqu’à 24 mois pour « fournir un service de voix, SMS et très haut débit mobile grâce à l’installation d’un nouveau site ».

600 de ces « zones blanches » ont ainsi été identifiées en 2018, « 700 en 2019, il y en aura ensuite 800 par an pour les années suivantes », a rappelé Julien Denormandie. Dans son rapport, l’Arcep indique que les effets de cette mesure « commenceront à être visibles à partir de 2019 et de manière plus massive en 2020 ». « Au total, nous allons installer entre 10 000 et 12 000 pylônes supplémentaires », a estimé Julien Denormandie.

« Plus de 10 000 communes raccordées d’ici à fin 2020 »