Les professionnels de la viande s’inquiètent d’une désaffection de la consommation de viande alors même que l’offre s’est rapprochée enfin des standards de l’alimentation d’aujourd’hui. Et pourtant les chiffres de ce secteur sont particulièrement en hausse en ce qui concerne les produits élaborés par les industriels, dont la part est aujourd’hui d’un tiers de la consommation de viande bovine.
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En 2005, les adhérents du SNIV ont traité 1,7 million de tonnes de viande de bœuf, porc et mouton dont près d’1 MT de viande bovine, provenant à 90 % de leur activité d’abattage (ils exploitent 22 des 28 plus grands abattoirs (plus de 15 000 tonnes) et réalisent 57 % des abattages nationaux). Leur activité de transformation, qui occupe 19 000 personnes, a dégagé un chiffre d’affaires de 6,2 milliards d’euros (6,15 Mds en 2004) réalisé à 51 % avec les GMS et à 14 % à l’exportation. Ayant fabriqué 76 500 tonnes de viande hachée réfrigérée (soit 88 % de la production nationale) et 112 000 t de viande hachée surgelée (63 % de la production), les industriels ont en réalité soutenu la consommation globale de viande par leur offre diversifiée en produits élaborés. Leur tonnage a ainsi atteint 341 000 tonnes contre 327 000 en 2004, soit un volume supérieur de 42 % à celui de l’année 2001. Les meilleures performances dans cet ensemble proviennent des segments viande hachée surgelée (+32 % par rapport à 2001) et « autres élaborés frais » (+122 %).