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Viticulture 43,7 % des plantations illicites régularisées

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Alors que les Etats membres ont jusqu’au 31 décembre 2007 pour se mettre en règle avec la législation communautaire, seuls 43,7 % des plantations illicites ont fait l’objet d’une régularisation, ce qui représente une superficie de 52 696 hectares. Des demandes de régularisation portant sur 56 552 ha sont actuellement en cours d’examen. Ce casse-tête des régularisations concerne essentiellement l’Espagne et l’Italie et, dans une moindre mesure, la Grèce.

Dans un rapport de la Commission européenne sur la gestion des droits de plantation au cours de la période 2000-2006, les droits de plantations irrégulières sont évalués à 120 507 hectares dans l’Union 55 088 ha sont situés en Espagne, 52 604 en Italie, 12 268 en Grèce. Les chiffres pour les trois autres Etats membres concernés sont marginaux (France 444 ha, Portugal 100 et Allemagne 4). Les situations en Espagne et en Italie différent radicalement. La superficie espagnole déjà régularisée s’éleve à 43 470 ha, les régularisations refusées à 11 079 ha et les demandes en cours d’examen à seulement 540 ha. Les Italiens, de leur côté, n’ont pratiquement pas eu de refus (6 ha) mais seuls 753 ha ont été régularisés. Les demandes en cours d’examen demeurent donc très importantes dans ce pays ( 51 846 ha). En Grèce, 8 141 ha ont été régularisés et 4 128 ha sont actuellement examinés. En France, la situation est à présent clarifiée : 270 ha ont été acceptés et 173 ha refusés.

Diminution du vignoble entre 2000 et 2006

Dans son rapport, la Commission souligne, par ailleurs, que les Etats membres lui ont transmis des communications plus rigoureuses sur la gestion de leurs droits de plantation. Les informations communiquées présentent une plus grande cohérence avec les bases de données (casier viticole) tenues par les Etats membres. Elle constate cependant que dans certains cas « les informations font toujours défaut ». La superficie plantée en vigne a connu une diminution constante de 2000 à 2006 dans l’UE-15 pour s’établir à 3,16 millions d’hectares en 2005/06 (-3,1 % par rapport à 2000/01). Cette régression est attribuable au programme d’arrachage qui a notamment permis l’élimination de 15 340 ha en France et de 1 514 ha en Allemagne. La Commission souligne que la diminution de la superficie plantée en vigne a été plus importante que l’augmentation des droits de replantation, ce qui signifie qu’une partie des superficies viticoles sont abandonnées sans prime d’arrachage et sans que les producteurs ne demandent de droits de replantation. Avec 1,09 million d’ha, l’Espagne possédait en 2005/06 le premier vignoble devant la France (879 859 ha) et l’Italie (730 439 ha).

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Un potentiel de production de 3,6 millions d’ha

En 2005/06, le potentiel de production (superficies plantées et tous les droits de plantation) s’élevait à 3,6 millions d’ha dans l’UE-25 dont 180 000 ha pour les nouveaux Etats membres. Le total des droits de plantation, c’est-à-dire la somme des nouveaux droits attribués aux producteurs, mais non encore utilisés, les droits de replantation détenus par les producteurs et les droits relevant de la réserve, s’élève à 284 270 ha. En partant de l’hypothèse d’un rendement communautaire moyen de 53 hl/ha, ces droits correspondent à une production potentielle d’environ 15 millions d’hl, note la Commission

Avec 99 931 ha, c’est l’Espagne qui détient le plus grand nombre de droits. Viennent ensuite l’Italie (66 262 ha), la France (53 177 ha), l’Autriche (16 995 ha), le Portugal (15 333 ha), la Hongrie (14 266 ha), la Grèce (4 562 ha), l’Allemagne (4 543 ha), la Slovénie (4 399 ha), Chypre (2 594 ha), la Slovaquie (1 552 ha), la République tchèque (566 ha) et Malte (90 ha).