Le Parlement européen a voté le budget alloué au 7e programme-cadre pour la recherche et le développement (7e PCRD). Doté de 50 milliards d’euros pour la période 2007-2013, le 7e PCRD consacre le renforcement de l’Europe de la recherche. En effet, le programme précédent n’était doté que de 16 milliards sur cinq ans (2002-2006). Toutefois, avec 1,9 milliard d’euros seulement, l’alimentation, l’agriculture et les biotechnologies ne semblent pas figurer au rang des priorités.
Le Parlement de Strasbourg a approuvé le 15 juin le budget affecté au 7e Programme-cadre européen pour la recherche et le développement (7e PCRD). L’accord doit être entériné par le Conseil des ministres de l’UE lors d’une prochaine réunion.
Avec 1,9 milliard d’euros sur sept ans (2007-2013), les fonds alloués à l’alimentation, à l’agriculture et aux biotechnologies sont en augmentation par rapport au programme précédent, qui prévoyait 750 millions d’euros sous l’intitulé « qualité et sécurité alimentaire ». L’objectif est de développer des produits qui répondent mieux aux défis sociaux et économiques liés à l’agriculture et à l’alimentation : demande d’une alimentation plus sûre, plus saine et de qualité, prévention des maladies épizootiques, etc.
Il est notamment prévu un financement spécifique pour la recherche et les technologies sur les thèmes suivants :
– nutrition et troubles liés à l’alimentation (obésité, allergies) ;
– bénéfices sanitaires de certains aliments et types d’alimentation ;
– technologies de transformation alimentaire innovantes (y compris le conditionnement) ;
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– intégrité et contrôle de la filière alimentaire ;
– concept de « chaîne alimentaire de bout en bout » ;
– développement de nouvelles méthodes en matière de traçabilité (OGM et non OGM).
En outre, le Parlement a ajouté un nouveau titre consacré à la pêche et à l’exploitation durable des océans qui vise à améliorer les techniques dans le secteur de l’aquaculture et à assurer la qualité et la sécurité des produits de la pêche.
15 % des fonds réservés aux PME
Comme c’était déjà le cas sous le 6e PCRD, le Parlement insiste sur la nécessité de réserver 15 % des financements aux PME de moins de 250 personnes. Elles devraient ainsi bénéficier d’un meilleur accès au préfinancement. Le 6e PCRD a ainsi permis d’associer des PME à des consortiums sur la nutrigénomique ou sur l’agriculture et les produits biologiques.