Les Pyrénées – françaises et espagnoles – comptaient au moins 96 ours en 2024, selon le rapport annuel de l’OFB (Office français de la biodiversité) publié le 3 avril. En croissance, la population d’ursidés avait d’abord été estimée à 83 individus en 2023 (« effectif minimal détecté », EMD). Un chiffre qui a été réévaluée à 90 (« effectif minimal retenu », EMR), en ajoutant sept ours non repérés à l’époque. Ce comptage en deux temps va « devenir de moins en moins adapté », souligne l’OFB, du fait de « l’augmentation de la taille de la population ». Une autre méthode, baptisée CMR (« capture-marquage-recapture »), est appelée à « remplacer progressivement l’EMD et l’EMR » ; elle donne un effectif de 104 individus en 2024 (intervalle de crédibilité de 97 à 123 individus).
Entre 2006 et 2023, la population d’ours a augmenté de 11,12 % par an dans les Pyrénées. Fait marquant en 2024 : avec 13 portées pour 22 oursons, c’est l’année « où est observé le plus grand nombre de femelles suitées depuis les premières réintroductions de 1996 ». L’OFB rappelle toutefois la « diminution de la diversité génétique constatée ces dernières années », qui pourrait « altérer cette dynamique dans les années futures ». Une « étude démo-génétique » est en cours pour « quantifier les effets de la consanguinité sur la démographie des ours des Pyrénées ». D’après l’organisme public, « les résultats complets de cette thèse sont attendus à la fin de l’année 2026 ».
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Côté dégâts, en 2024, la responsabilité de l’ours n’a pas été écartée dans 310 attaques sur des animaux domestiques dans les Pyrénées françaises (-39 en un an), pour 565 victimes (+ 13 en un an). Les dégâts sur les ruches sont en augmentation, avec 14 attaques (+ 7), pour 71 ruches détruites (+ 46).