Le brasseur belgo-brésilien AB Inbev, né de la fusion en novembre entre Inbev et l’américain Anheuser-Busch, a vu baisser son bénéfice annuel de 41 % à 1,288 milliard d’euros. Au quatrième trimestre, durant lequel la fusion a été bouclée, le bénéfice a fondu à 49 millions d’euros, contre 900 millions un an plus tôt. Confronté l’an dernier à des pressions sur les coûts de ses matières premières (énergie, céréales), le leader mondial de la bière en a vendu en volumes 242,1 M hl, soit une baisse à périmètre comparable de 1,18 %. Son chiffre d’affaires a atteint 16,1 milliards d’euros, dont 5,2 milliards au quatrième trimestre.
Comparé aux résultats d’Inbev en 2007, cela représente une progression annuelle de 11,6 % et trimestrielle de 35 %. A périmètre comparable, les hausses sont respectivement de 3,4% et 4,4 %.
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Les projections de synergies prévues sont maintenant relevées à 2,25 milliards de dollars contre 1,5 Md initialement.
Le groupe a déjà annoncé en décembre son intention de réduire de 6% ses effectifs aux Etats-Unis et il prépare des restructurations, notamment en Grande-Bretagne. AB Inbev veut aussi réduire sa dette, qui a été creusée par l’achat (pour 52 milliards de dollars) d’Anheuser-Busch financé en grande partie à crédit. L’endettement net était fin décembre de 40,7 milliards d’euros, contre seulement 5,1 milliards un an plus tôt. Le groupe va vendre au moins 5,6 Mds € d’actifs cette année. On sait qu’il va réduire à 7 % sa participation dans le brasseur chinois Tsingtao, en cédant environ 20 % au concurrent japonais Asahi pour 667 M $. La filiale américaine Labatt va pour sa part être rachetée par un fonds d’investissement et AB Inbev réduira ses investissements d’au moins 800 M€.