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Abatteurs, industriels, distribution, pointés du doigt

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L’aval de la filière est largement pointé du doigt dans cette contractualisation proposée par Nicolas Sarkozy. En amont des fabricants d’aliments, les contrats existent déjà. Par contre, aucun « lien » n’existe entre les éleveurs, les abatteurs, les industriels et la grande distribution. S’il n’est pas possible pour l’éleveur de sécuriser la vente de sa production et de faire passer ses coûts de production, l’impact des précédents contrats restera lettre morte. « Comment un éleveur pourra-t-il s’engager sur du blé à 200€/t s’il ne sait pas à quel prix il va vendre sa viande ? », souligne Jean-Michel Serres, président de la Fédération nationale porcine. Pierre Chevalier, président de la Fédération nationale bovine, insiste sur « la nécessité d’aller jusqu’à la GMS ». Tout semble donc reposer entre les mains de peu d’acteurs, dont la grande distribution. Réponse ambiguë de Jérôme Bédier, président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) : « Des hausses de prix auront lieu dans le secteur alimentaire », particulièrement dans les viandes mais « nous nous battrons becs et ongles pour nos clients ». D’accord donc pour une hausse mais en la limitant au maximum… Philippe Mangin, président de Coop de France, reconnaît que Nicolas Sarkozy pourrait « inviter la distribution à être raisonnable et à prendre en compte la fragilité du secteur » de l’élevage.

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