Pendant que la Cour des comptes passe au crible les abattoirs publics, c’est une autre structure – privée cette fois – qui est visée par une nouvelle enquête de L214 : l’abattoir Sobeval de Boulazac (Dordogne). Dans une vidéo diffusée le 20 février, l’association de défense des animaux pointe des infractions « multiples », notamment « des signes de conscience ou sensibilité » des animaux. L214 a demandé la fermeture de cette usine du groupe VanDrie, où 3 400 veaux sont abattus chaque semaine.
L’affaire a rebondi quelques jours plus tard : dans un communiqué du 25 février, l’association demande la démission de Didier Guillaume, reprochant au ministre de l’Agriculture, à ses services et à la préfecture, d’avoir « sciemment choisi de mentir » dans leur réaction. Dans un communiqué du 19 février, la préfecture de Dordogne affirmait qu'« au premier visionnage des vidéos de l’association, il n’y [avait] pas de mise en évidence de non-conformité à la réglementation ». Une version contredite par L214, qui publie un échange de mails entre fonctionnaires du ministère de l’Agriculture (qu’elle dit avoir reçu par erreur). Ces discussions sur les éléments de langage en réaction à l’enquête évoquent une « liste des NC (non-conformités, NDLR) indéniables, voire majeures relevées ». Ce qui fait dire à L214 que Didier Guillaume a tenté de « masquer une réalité reconnue par [ses] services ».
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Dans un communiqué du 26 février, le ministère de l’Agriculture a répondu que, selon la DGAL, « aucun élément ne permet à ce jour d’affirmer la présence de telles non-conformités dans cet établissement ». « Une enquête interne est en cours pour comprendre les motivations de ce mail », annonce la Rue de Varenne. La DGAL « diligente également une nouvelle inspection de l’établissement » le 27 février. Après cette visite, un « rapport complet » devait être envoyé au ministère vendredi 28 février.
Enquête interne au ministère, nouvelle inspection de l’abattoir