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Abattoirs : pas de vidéosurveillance « pour sanctionner les salariés » (FGA-CFDT)

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La Fédération générale agroalimentaire (FGA-CFDT) « réaffirme », dans un communiqué du 5 octobre, qu’elle n’est « pas favorable à la vidéosurveillance dans les abattoirs », et, à tout le moins, qu’elle « ne veut pas que la vidéosurveillance puisse être utilisée pour sanctionner les salariés ». « Les conditions de travail des salariés, notamment les cadences intensives ainsi que le parcage des animaux, ne doivent pas être éludés. Il existe un risque que la vidéosurveillance crée une pression sur les salariés, voire un mal-être à cause du stress ». Pour la FGA-CFDT, « si le bien-être animal est important, le bien-être des salariés l’est tout autant. Les deux sujets sont liés. » Le syndicat indique qu’il a été auditionné par le CGAAER (ministère de l'Agriculture) à propos de l’expérimentation de caméras dans les abattoirs français pour veiller au bien-être animal (« sur la base du volontariat, pour une durée de deux ans », dispose la loi EGAlim, ndlr). À ce stade des réflexions, pointe la FGA-CFDT, « certaines questions sont encore sans réponses : qui va visionner les vidéos sur l’abattage des bêtes ? Combien de temps seront conservées ces vidéos ? Quelle pression va s’exercer sur les épaules des salariés, alors que leur métier est déjà l’un des plus difficiles ?» Un décret devra préciser et encadrer l’expérimentation.

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