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Abricot : pluies et temps frais révisent à la baisse la prévision de production

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Les producteurs français d’abricots adhérents à l’AOPn Pêches et Abricots de France attendent un volume de production en retrait de 30 % par rapport à l’an passé, indique-t-elle dans un communiqué le 7 mai. L'association table sur un potentiel de 49 000 tonnes commercialisables (70 000 tonnes ont été vendues par les adhérents de l’AOPn en 2023). Au salon Medfel fin avril, la production globale française a été estimée à 87 852 tonnes. « La forte précocité que nous attendions a été partiellement perdue après une semaine de temps frais et de pluies abondantes », indique l’AOPn. Des raisons diverses mais encore mal cernées pourraient expliquer cette situation : « Est-ce l’automne sec, la qualité des heures de froid, le redoux du mois de janvier, ou la pluie sur les fleurs ? Les spécialistes hésitent sur les raisons », s’interroge-t-elle.

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Une note des services du ministère de l’Agriculture (Agreste) souligne par ailleurs les disparités selon les zones de production. Au 1er mai, elle estime le recul de la production en Occitanie à 16 % alors qu’il atteindrait 20 % en PACA et même 38 % en Auvergne-Rhône-Alpes. Les toutes premières cueillettes d’abricots ont dû commencer la semaine du 13 mai. Le calendrier de commercialisation 2024 devrait par ailleurs montrer un profil assez différent de celui de l’an passé (pic de production en juin attendu moins fort) « Les choses sérieuses commenceront les jours suivants (15/20 mai) pour une montée en puissance à la fin du mois. Les premières mises en avant sont organisées au début du mois de juin », précise l’AOPn. Enfin, côté européen, la production des principaux pays (Espagne, Italie) serait proche de 523 000 tonnes, soit la même estimation que l’an dernier, là aussi beaucoup de réserves.

Un potentiel en abricot en recul de 30 % pour 2024