Il était pourtant annoncé, mais il n’est pas venu. Lors de la clôture des États généraux de l’alimentation, Nicolas Hulot devait intervenir en fin de matinée, juste après la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Mais au moment de sa prise de parole, il a été annoncé qu’il était excusé pour "un problème d’agenda". Personne n’y a cru, et les rumeurs et commentaires allaient bon train au moment de la pause déjeuner. Nicolas Hulot serait fâché car aucune annonce concernant la sortie des pesticides ne serait annoncée ce jour ; de plus le rapport des trois inspections générales ministérielles sur ce sujet qui devait être présenté, aurait été déprogrammé, du coup il aurait retiré sa caution aux conclusions de l’événement… D’autres disent que c’est seulement parce qu’il est vexé de ne pas avoir pu piloter les États généraux de l’alimentation en binôme avec Stéphane Travert alors que c’est lui qui en avait lancé l’idée. En tout état de cause, le ministre d’État devait rencontrer le Premier ministre le lendemain matin.
La mauvaise humeur de Nicolas Hulot était partagée par les représentants des associations et ONG présentes le 21 décembre, avec un sentiment de travail inachevé. Il est vrai que toute la mise en œuvre des travaux du 2e chantier des États généraux, portant sur les questions environnementales et sociétales, est reportée en 2018 avec l’instauration de divers plans. Mais comment aurait-il pu en être autrement, étant donné les délais impartis ? C’est déjà un exploit d’avoir réussi à faire produire tant de choses en si peu de temps à des interprofessions que l’on disait assoupies. Alors on attend la suite en 2018.