Comme les autres grands des spiritueux, Pernod Ricard regarde de près les opportunités qui se présentent en particulier sur un marché aussi rentable que la vodka, où il pourrait ambitionner de devenir numéro un. Le numéro deux mondial des spiritueux – qui a déjà ramené son endettement de 10 à 6,8 milliards d’euros – continue d’une part ses discussions avec le groupe russe SPI au sujet de l’acquisition potentielle de la marque Stolichnaya. Ne disposant aujourd’hui que du droit de vendre cette vodka hors du marché russe, Pernod Ricard poursuit depuis un an déjà une négociation « compliquée » avec ses partenaires mais ne désespère pas d’arriver à ses fins et d’obtenir alors la licence de commercialisation demeurée aux mains d’une entreprise publique, FKP, pour le marché russe.
Mais au moment où le gouvernement suédois s’apprête à mettre en vente ce joyau qu’est la marque Absolut, deuxième vodka la plus vendue après la Smirnoff de Diageo, le groupe français ne cache pas son intérêt même si sa valeur est estimée entre 3,5 et 4 milliards d’euros.
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« Nous pouvons nous offrir à la fois les droits que nous n’avons pas encore sur Stolichnaya et la marque Absolut », ont indiqué les dirigeants de Pernod Ricard.
« Quand une affaire nous intéresse, nous nous donnons les moyens nécessaires pour l’acheter », a assuré Patrick Ricard.