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Edito Accélération

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Voilà que débute l’année 2009, la dernière avant la mise en application de la réforme de la Pac contenue dans le bilan de santé décidé à Bruxelles. Une réforme qu’il ne faut pas sous-estimer, tant elle met les agriculteurs et leurs clients en prise directe avec les marchés, sans filet de sécurité sur les prix.

Après ce changement de 2010 viendra, très vite, la grande réforme post-2013, incluant un budget consacré à l’agriculture sans doute considérablement réduit. Pour peu que survienne un accord à l’OMC, les dernières protections aux frontières seront sévèrement réduites.

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Tout cela laisse quatre ou cinq ans grand maximum pour adapter les exploitations agricoles et leurs organisations à ce nouveau contexte, en tout cas celles qui ne sont pas sûres d’être suffisamment cuirassées. Quatre ou cinq ans, ce n’est rien. D’ici là, les producteurs seront-ils sûrs de pouvoir résister à des cours qui, comme en 2008, pourraient varier du simple au double ? Seront-ils capables, dans ces conditions, de continuer à investir, tant pour produire plus que pour respecter l’environnement tout en assurant un revenu régulier ? Et les organisations professionnelles et syndicales ? Quel sera leur rôle à l’heure où il y aura de moins en moins à négocier auprès des pouvoirs publics français et européens ? Devront-elles se muer en organisations économiques ?

Sont-elles en mesure, si elles en ont les moyens juridiques, de peser sur l’équilibre des marchés et les conditions d’approvisionnement ? Si on en juge par la gestion quantitative des marchés laitiers, entre fin 2007 et fin 2008 (un appel un peu insistant à produire fin 2007 aurait permis d’éviter pas mal de déboires fin 2008), on se dit qu’elles ont encore beaucoup à apprendre sur ce plan. Mais il ne faut pas tarder.