L'UE et le Japon sont convenus d'accélérer les négociations pour un accord de libre-échange, que, de leur côté, les partenaires de la chaîne alimentaire européenne souhaitent « ambitieux ».
Le 23e sommet UE/Japon, le 29 mai à Tokyo, a été l'occasion pour les deux parties de s'engager à accélérer les négociations pour un accord de libre-échange, qui ont été lancées en 2013. L'objectif étant de « parvenir à un accord de principe dans l'année », selon le premier ministre japonais, Shinzo Abe. « Je crois fermement en la nécessité de conclure un accord de libre-échange dès que possible, peut-être d'ici fin 2015, sinon dans les premiers mois de 2016. La vitesse est importante, mais la substance et la qualité sont plus importantes », a précisé pour sa part le président de la Commission de Bruxelles, Jean Claude Juncker.
Élimination des obstacles non tarifaires et protection des IG
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« Nous voulons être ambitieux : éliminer les mesures tarifaires et non tarifaires, ouvrir les services, l'investissement et les marchés publics, protéger pleinement les indications géographiques (IG), a insisté le chef de l'exécutif européen. Cet accord commercial a besoin à la fois de vitesse et de substance. Les progrès ont été trop modestes récemment ». À l'occasion de ce sommet bilatéral, les organisations européennes représentant les agriculteurs et coopératives (Copa-Cogeca), l'industrie (FoodDrinkEurope ) et le commerce (Celcaa) agroalimentaires ont de nouveau appelé à un accord « ambitieux » entre l'UE et le Japon. L'ouverture du marché japonais serait bénéfique en particulier pour les secteurs européens de la viande et des produits laitiers, ainsi que pour les produits transformés à haute valeur ajoutée, soulignent-elles, et elle permettrait aussi de renforcer la position de l'UE dans ce pays vis-à-vis de ses principaux concurrents.
Les trois organisations donnent la priorité, dans le cadre des négociations entre Bruxelles et Tokyo, à la levée des obstacles non tarifaires japonais, y compris le lent processus d'approbation des additifs alimentaires. Elles insistent aussi sur la reconnaissance et la protection des indications géographiques.La prochaine session de pourparlers bilatéraux se tiendra à Bruxelles dans la semaine du 6 juillet.