Les Vingt-sept, réunis le 30 juin à Bruxelles au sein du Comité spécial agricole de l’UE, ont convenu, par un accord de principe, de mettre fin au système de mise en jachère obligatoire des terres pour les céréales.
La suppression de l’obligation faite aux exploitants de maintenir 10 % de leurs terres en jachère est l’une des mesures proposées par la Commission européenne au titre du bilan de santé de la Pac pour leur offrir la possibilité de maximaliser leur potentiel de production.Une décision s’imposait toutefois rapidement pour permettre aux céréaliers de programmer leurs emblavements avant de procéder aux premiers travaux d’ensemencement de la prochaine campagne. La jachère avait déjà été suspendue provisoirement en 2008 pour une seule saison en raison de la flambée des prix agricoles et de l’envolée de la demande mondiale.
Grâce à la suppression de la jachère l’an dernier, la Commission estime que ce sont quelque 3 millions d’hectares de céréales qui ont été remis en culture, ce qui représente un volume de production de 13 millions de tonnes sur une récolte estimée à environ à 288,8 Mt par le Coceral (commerce), 293,3 Mt par les organisations agricoles européennes (Copa-Cogeca) et à 295 Mt (292 Mt utilisables) par les services de la Commission européenne.
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Dans un premier temps, le gel des terres avait été introduit sur une base facultative pour limiter la production à partir de la campagne 1988/89. Ce dispositif est devenu obligatoire lors de la réforme de la Pac de 1992. Les producteurs étaient tenus de s’y soumettre pour être éligible aux aides directes. D’abord variable, le pourcentage de la jachère avait été établi de manière fixe à 10 % à partir de 1999/200 par souci de simplification.