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Dumping/Saumon Accord entre Oslo et Bruxelles sur le saumon norvégien

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Le contentieux entre la Norvège et l’Union européenne a trouvé une issue. Un prix minimum à l’importation remplacera les droits de douane décidés par Bruxelles sur le saumon norvégien.

La Commission européenne et les producteurs de saumons norvégiens sont parvenus, après des années de contentieux, à un « accord à l’amiable » sur les mesures européennes concernant les importations de saumon dans l’UE.

La Commission accusait la Norvège, dont les exportations vers l’Union représentent 60% du marché, de vendre son saumon sur les marchés européens à un prix situé au-dessous du prix de production.

Pour résoudre ce problème, Bruxelles a pris au début de l’année une mesure de sauvegarde fixant un prix minimum à l’importation de saumons dans l’UE ainsi que des quotas tarifaires. Protestant contre cette mesure anti-dumping, Oslo avait alors menacé de recourir à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Dans un deuxième temps, le 27 avril, les ministres des Vingt-cinq ont annulé cette mesure et décidé à la place d’imposer des droits de douane supplémentaires de l’ordre de 16 %.

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Finalement, les deux parties sont parvenues le 17 juin à une solution à l’amiable, les producteurs norvégiens acceptant que cette surtaxe soit remplacée par un prix minimum à l’importation, fixé pour l’instant à 2,81 euros par kilo de saumon frais. Ce prix, censé refléter les coûts de production norvégiens, pourra être ajusté en fonction de l’évolution du marché.

A Bruxelles, on indique que ces mesures pourraient être transformées en mesures définitives, d’une durée de 5 ans, lorsque la Commission aura totalement achevé son enquête sur les ventes à perte de saumon.

« Contrairement à des droits de douane supplémentaires, la fixation d’un prix minimum d’importation n’ajoutera pas de coûts additionnels aux exportateurs norvégiens qui respecteront ce prix », se félicite la Commission. Parallèlement, « cela garantira de manière simple et transparente que les producteurs norvégiens ne vendent pas leurs produits à un prix inférieur aux coûts norvégiens de production ».