Les Etats-Unis ont finalement accepté, le 6 mai, de mettre progressivement un terme à l'un des plus vieux conflits commerciaux entre les deux rives de l'Atlantique, celui sur le bœuf aux hormones. « Un signe clair de notre volonté de surmonter – et lorsque c'est possible de résoudre – nos différends bilatéraux dans nos relations commerciales », ont indiqué le représentant américain au commerce, Ron Kirk, et la commissaire européenne au commerce, Catherine Asthon.
Selon les termes de l’accord, les Etats-Unis s’engagent à ne pas imposer de sanctions nouvelles sur des produits agroalimentaires européens (carrousel) en représailles au refus de l’Union européenne d'ouvrir ses frontières au bœuf américain élevé aux hormones de croissance. Ces sanctions décidées dans les derniers instants de l'administration Bush prenaient notamment la forme de droits à l’importation dissuasifs ciblés sur des produits tels que le roquefort français ou les eaux gazeuses italiennes. Après plusieurs reports, elles devaient entrer en vigueur le 8 mai.
Finalement, les Etats-Unis vont renoncer à tout renforcement des sanctions, mais dans un premier temps, maintenir celles en vigueur depuis 1998 à un niveau réduit (68 % ou 79 millions de dollars). Quatre ans après l’accord, Washington s’engage à supprimer l’ensemble des sanctions. En retour l’Union européenne s’engage à accorder un droit d'accès préférentiel aux éleveurs américains de viande de bœuf de haute qualité à un niveau de 20 000 tonnes pendant trois ans. Puis ce quota atteindra 45 000 t au début de la quatrième année suivant l’accord.
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De nouvelles négociations sont prévues dans quatre ans pour le règlement des modalités au-delà de cette période.