La Commission européenne est « très impatiente » de conclure un accord commercial – encore un – avec la Nouvelle-Zélande. C’est son président, Jean-Claude Juncker, qui le dit, estimant que « deux à trois ans devraient suffire » pour boucler les négociations. L’ouverture de pourparlers du même type est en plus prévue cette année avec l’Australie. De son côté, le Parlement européen sera amené début février à donner son consentement à l’accord signé avec le Canada, le CETA, bien qu’une partie sans doute minoritaire de l’hémicycle y soit opposée. Et, parallèlement, on peut compter sur Bruxelles pour accélérer les discussions avec le Mercosur. Pourtant, le chef de l’exécutif de l’UE admet, c’est un constat d’évidence, que « le contexte est difficile à l'intérieur de l'Europe et sur la scène mondiale ». Le libre-échange, tel qu’il s’est développé jusqu’à maintenant, suscite de plus en plus de réticences dans plusieurs États membres de l’Union, et pas que chez les agriculteurs. Le futur locataire de la Maison blanche est apparemment atteint de protectionnisme aigu. L’OMC patine. Et les Britanniques, qui ont choisi le Brexit, partent déjà en chasse pour tisser, avec un maximum de partenaires, des liens commerciaux privilégiés censés se substituer à ceux que Bruxelles a noués au nom de l’UE. Mais, qu’à cela ne tienne, Bruxelles en est persuadée : la croissance de l’économie dépend avant tout de celle des échanges internationaux. Pas question donc de faire une pause.
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