Saisie au préalable, la commission des Affaires européennes, a rejeté, le 3 avril, la proposition de résolution européenne (PPRE) de La France insoumise invitant le gouvernement français à soutenir au niveau européen un « moratoire » sur les accords de libre-échange « non encore entrés en vigueur ». « L’agriculture sert la plupart du temps de monnaie d’échange […] pour exporter des biens industriels et des services vendus par des multinationales », a expliqué la rapporteure du texte, la députée Aurélie Trouvé. La PPRE – soutenue en commission par la gauche et le Rassemblement national – visait également à « amplifier l’utilisation des clauses de sauvegarde » qui permettent de limiter temporairement les importations. L’UE utilise actuellement deux mesures de sauvegarde, sur la volaille et sur les œufs, d’après le rapport de la députée. « Si on veut des prix rémunérateurs pour les agriculteurs, il faut qu’ils soient protégés de la concurrence », assure-t-elle. Défavorable au texte, la députée Nicole Le Peih (Renaissance) a quant à elle souligné « les avantages pour les consommateurs européens, les entreprises et les pays en voie de développement » que présentent ces accords.
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