Abonné

UE/Produits laitiers Accueil réservé de l’industrie aux aides annoncées par Bruxelles

- - 2 min

Si elle se félicite des récentes mesures de la Commission européenne visant à soutenir le secteur laitier, l’industrie laitière européenne émet cependant quelques réserves sur l’impact et le calendrier des mesures prévues.

« Nous apprécions bien sûr les efforts de Mme Fischer-Boel mais nous ne sommes pas certains que les mesures prévues, notamment la réactivation des restitutions à l’exportation, soient nécessairement les bonnes mesures à mettre en place maintenant. » Joop Kleibeuker, le secrétaire général de l’AED (European Dairy Association), explique que dans la situation difficile actuelle du marché des produits laitiers « il faut rester réaliste » et qu’à son avis « l’impact des différentes mesures annoncées par Bruxelles dépendra entièrement des niveaux de ces mesures ». Selon le lobby de l’industrie laitière européenne, la situation du marché laitier « est complètement inversée aujourd’hui » et l’industrie est confrontée à la fois à des approvisionnements accrus en particulier sur le marché mondial et à la baisse de la demande aussi bien au niveau du marché intérieur qu’au niveau mondial ; ce qui, à ses yeux, a entraîné « une baisse drastique des prix du lait et des autres produits laitiers ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre
industrie
Suivi
Suivre

En ce qui concerne plus particulièrement les modalités d’intervention sur le marché annoncées par la Commission, Joop Kleibeuker explique que si l’industrie les apprécie, elle s’attend néanmoins à ce que les plafonds déterminés (30 000 tonnes pour le beurre et 109 000 tonnes pour le lait en poudre) soient atteints assez rapidement. Par conséquent, il considère que les prix soumis « devraient être aussi proches que possible des prix de soutien à l’intervention jusqu’à une stabilisation effective du marché ». Le secrétaire général de l’EDA souligne également que le calendrier des ventes à l’intervention est crucial et qu’à titre d’exemple les ventes de beurre ne devraient en aucun cas interférer avec les régimes d’aides au stockage privé pour le beurre.