À trois jours de la commission mixte paritaire (CMP) sur la loi d’urgence qui doit notamment évoquer la réautorisation ou non de l’acétamipride, l’association Agir pour l’environnement dévoile, dans un rapport paru le 13 juillet, des analyses qui mettent en évidence la présence de résidus de huit néonicotinoïdes et molécules apparentées (dont l’acétamipride) dans du miel et du Nutella commercialisés en France. Le Nutella classique contient plus de 480 nanogrammes (ng) de six néonicotinoïdes et la version entièrement végétale 850 ng de sept néonicotinoïdes. Les miels provenant de France et issus de l’agriculture biologique sont les moins imprégnés ; un miel de fleurs composé d’un mélange moldave et bulgare vendu chez Leader Price concentre jusqu’à 5 371 ng de six néonicotinoïdes, contre à peine 7 ng pour un miel bio français vendu par Carrefour. Ces taux restent largement en deçà des limites maximales de résidus (LMR) réglementaires pour le miel (il n’en existe pas pour les pâtes à tartiner). Agir pour l’environnement appelle les pouvoirs publics « à agir sans délai afin de mettre en œuvre un moratoire européen sur ces substances toxiques ». Elle demande aussi à la CMP qui se réunira le 16 juillet de rejeter la réautorisation des néonicotinoïdes en censurant l’article 2 quater.
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