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Les achats de terres agricoles par des investisseurs étrangers dans les pays en développement « n'ont eu jusqu'à présent que de rares retombées sur l'emploi local », selon un rapport publié le 26 avril par cinq organismes de recherche (1). « Il y a peu de retombées pour le moment car les systèmes de production mis en place sont fortement mécanisés. Donc, il y a besoin de très peu de main d'œuvre sur ces projets », constatent les auteurs. « Loin d'être un phénomène momentané, l'acquisition de terres répond à des tendances de long terme », souligne l’étude : hausse des prix, accroissement de la population, hausse de la demande alimentaire, de biocarburants, de matières premières et de bois, spéculation financière ou encore accès à l'eau. En parallèle de ce rapport, a été mise en place une plateforme internet (2) compilant de nombreuses informations sur les investissements de plus de 200 hectares. Quelque 1 217 transactions effectuées par des étrangers dans les pays pauvres depuis 2000, portant sur un total de 83,2 millions d'hectares soit 1,7% des zones agricoles mondiales, sont recensées. Les investissements visent à 62% l'Afrique, suivie de l'Asie et de l'Amérique latine. Les acheteurs viennent de pays émergents comme le Brésil ou la Chine, des Etats du Golfe, d’Amérique du Nord et d’Europe.
(1) Le Cirad (Centre français de coopération internationale en recherche agronomique pour le développementet), le CDE (Centre pour le développement et l'environnement de l'Université de Berne), le Giga (Institut allemand d'études mondiales et régionales), le Giz (Deutsche Gesellschaft für internationale Zusammenarbeit) et ILC (Coalition internationale pour l'accès à la terre)
(2) http://landportal.info/landmatrix/
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