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Achats des ménages : la baisse persiste

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Les professionnels s’inquiètent depuis plusieurs mois du recul global des achats de viande (-3% en volume) depuis le début de l’année en France, d’autant plus préoccupante qu’elle ne peut être mise sur le compte d’une hausse des prix. De fait, aucune augmentation des prix moyens des viandes n’a été enregistrée. Du côté des cours, le porc est toujours moribond (1,2 euro/kg classe E) et aucun redressement spectaculaire n’est à attendre dans les semaines à venir, les animaux stockés dans les élevages voyant leur poids moyen tendre à la hausse. L’augmentation probable du prix des aliments dans les mois à venir, tous secteurs confondus, ne présage rien de bon. En volaille, la production française régresse de 5% sur les 9 premiers mois, avec pour mérite de faire décoller, par exemple, la cotation de la dinde (+21%) sur l’année. En bovins, le cheptel des races à viande se réduit pour la seconde année consécutive (-3%) à l’échelle européenne, et les prix sont bons dans l’hexagone tant pour les vaches allaitantes (+8%), que pour les bovins maigres (+8-10%) ou les veaux de boucherie. Chez les ovins, la reprise saisonnière des cours ne s’est pas faite, sans doute en raison d’une consommation terne.