Dans l’ensemble, la production de l’industrie des boissons au mois de mars n’a guère varié d’un mois à l’autre, de même que la demande française et étrangère.
Selon la dernière Note de conjoncture de la Banque de France, l’industrie des vins et boissons a connu une activité stable en mars. Les carnets restent, globalement, jugés convenablement pourvus : étoffés dans le Champagne et les eaux de vie, correctement garnis dans la plupart des autres fabrications, ils sont étroits dans la brasserie. Les stocks de produits à livrer sont conformes aux besoins de la période. L’activité devrait rester stable dans les prochaines semaines.
Champagne : le fléchissement de la demande intérieure s’est accentué en mars, en liaison, selon certains professionnels interrogés, avec les hausses sensibles de prix de vente des derniers mois et les stockages d’anticipation qu’elles ont pu susciter ; les livraisons ont globalement fléchi. En revanche, les commandes étrangères ont continué à augmenter (Europe hors Allemagne et Suisse, Japon, le marché américain faisant l’objet d’appréciations diverses selon les segments). Les carnets restent jugés confortablement étoffés et la poursuite de la croissance de l’activité est prévue, notamment chez les exportateurs.
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Brasserie : en repli à un an d’écart, les différents indicateurs n’ont guère varié d’un mois à l’autre, malgré la commercialisation de la bière de mars ; globalement, le premier trimestre 2005 s’est révélé de niveau nettement inférieur à la période correspondante de 2004. Les stocks de produits finis sont un peu élevés, face à des carnets jugés faibles. Une hausse saisonnière de l’activité est escomptée à brève échéance.
Eaux de table : le regain de la demande intérieure a permis une forte reprise des livraisons et une hausse plus modérée de la production, les indicateurs correspondants demeurant cependant en recul à un an d’écart. Les carnets, diversement appréciés, sont jugés juste normaux, tandis que les stocks de produits à livrer ne sont guère importants, dans l’ensemble. Une stabilisation de l’activité est prévue en avril, avant la hausse saisonnière habituelle.