Bonjour le péage de transit ! Après des mois de critiques, le gouvernement a annoncé une nouvelle taxe – qui même si elle en a perdu le nom en reste bien une – qui n'a plus grand chose à voir avec le projet initial. En clair, les camions de plus de 3,5 tonnes paieront pour emprunter les grands itinéraires de transit hors autoroutes. Pour le reste, des 15 000 km de routes concernées initialement, seuls 4 000 entrent dans le cadre de ce péage de transit, qui devrait rapporter quelque 500 millions d'euros à l'Etat, bien loin du milliard escompté.
Ainsi revue et allégée, l'écotaxe ne semble satisfaire personne. Hier à la pointe du combat, les bonnets rouges par la voix de Christian Troadec, maire de Carhaix (divers gauche) ont immédiatement fait entendre leur mécontentement, alors que Coop de France parlait de « fausse bonne idée ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
On peut d'ores et déjà regretter que le gouvernement n'ait pas tenu compte du travail de la mission parlementaire qui suggérait notamment la mise en place d'une franchise moyenne de 400 km, dispositif qui aurait permis d'éviter de pénaliser l'industrie agroalimentaire de proximité. Autre inconvénient de l'écotaxe version Royal : elle ne règle qu'à moitié le problème du financement des infrastructures.
Mais les optimistes objecteront que c'est toujours mieux que rien. Et surtout que le principe du pollueur-payeur est acquis. Rien n'empêchera donc, dans un avenir plus ou moins proche, d'étendre le péage de transit à d'autres tronçons routiers.