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Adoption de plusieurs avis par le CNA

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Dans un avis rendu le 8 juillet et dans le sillage des Etats généraux de l’alimentation de 2018, le Conseil national de l’alimentation (CNA) a adopté deux nouveaux avis. L’un propose d’expérimenter l’étiquetage du mode d’élevage de deux manières. L’objectif étant de tester le lien entre étiquetage et acte d’achat. Premier scénario proposé par le CNA dans une approche « à court terme » : évaluer l’impact de l’information au consommateur via une campagne de communication générique et l’apposition d’un QR code sur les produits de viande bovine certifiée Label Rouge et Agriculture biologique.

Deuxième scénario, pour le moyen terme cette fois : expérimenter l’information sur tous les modes d’élevage dans des conditions réelles d’achat. Pour cela, le CNA suggère de s’appuyer sur des critères définis selon « une analyse scientifique spécifique » ou sur une grille de lecture des référentiels existants (labels, méthodes conventionnelles). Reste à définir les modalités de pilotage et la temporalité de ces expérimentations, précise le CNA qui recommande également que le Comité national d’éthique des abattoirs (CNEAb) « se saisisse de la question de l’étiquetage du mode de transport et d’abattage ».

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Et bien qu’il reconnaisse « les dissensus qui demeurent sur le sujet », le CNA présente également un avis intermédiaire sur les fruits et légumes pouvant être exemptés de l’interdiction de présentation dans des emballages plastiques. L’article 77 de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, adoptée en février 2020, prévoit l’interdiction de présenter les fruits et légumes frais sous emballages plastiques. Mais des exemptions liées à un risque de détérioration peuvent être fixées par décret. Le CNA explique avoir « approuvé le principe d’une liste d’exemptions décroissante dans le temps, tenant compte des multiples enjeux liés à la réduction des emballages alimentaires, notamment sanitaires, économiques et environnementaux ».

Dans un communiqué distinct le 9 juillet, Interfel regrette que « le groupe de concertation n’ait pas été réuni préalablement à l’adoption de la loi » et rappelle que malgré la crise récente, la filière « a maintenu les objectifs ambitieux qu’elle s’était donnés, à savoir : anticiper l’arrêt du plastique pour les emballages de ses produits, avec une interdiction pour les produits vendus entiers et à l’unité d’ici fin 2021 et l’interdiction pour tous les produits bio en 2022 ». L’Interprofession des fruits et légumes estime que « c’est une nouvelle fois une occasion gâchée de trouver un consensus opérationnel en raison d’un manque de concertation avec une filière reconnue et responsable ».