L’Autorité européenne pour la sécurité des aliments met en garde les femmes enceintes et les enfants contre la présence de mercure dans certaines espèces de poissons.
Nouveau coup dur pour le poisson. Après le saumon cancérigène, le thon rendrait (légèrement) fou. L’actualité s’acharne sur les produits de la mer. Le 18 mars, l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (AESA) a mis en garde les femmes enceintes et les enfants contre la présence de mercure dans certaines espèces de poissons, thon et espadon surtout.
Explication du docteur Josef Schlatter : ce « contaminant est particulièrement toxique pour le système nerveux et le cerveau en développement ».
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Le président du groupe scientifique de l’AESA sur les contaminants de la chaîne alimentaire préconise donc la diversification des espèces de poissons consommées. Non sans rappeller qu’il faut consommer au moins deux portions de poisson par semaine.
« Limites de sécurité »
Dans ses grandes lignes, cet avis reprend l’alerte émise par l’Afsaa, le 22 octobre 2001. Mais les recommandations de l’Autorité européenne sont plus claires et plus tranchées. Car, selon elle, les estimations des apports en mercure des consommateurs européens sont « proches des limites de sécurité internationales ». Le mercure est un sujet de sécurité alimentaire particulièrement sensible. Des cas extrêmes de contamination, au Japon en particulier, ont conduit à la mort de plusieurs centaines de personnes dans les années 1960.