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Affichage nutritionnel : le CGAAER préconise de prendre en compte l’ultra-transformation

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Dans un rapport rendu public le 25 octobre, le CGAAER (ministère de l’Agriculture) recommande de prendre en compte « l’évolution des connaissances scientifiques sur les liens entre nutrition et santé », et notamment les conséquences de l’ultra-transformation, dans l’affichage proposé par le Nutri-score. Cette prise en compte « apparaît comme un facteur essentiel de pertinence, de crédibilité et d’acceptabilité du Nutri-score par les acteurs professionnels et les consommateurs », indiquent les auteurs. Les produits ultratransformés sont de plus en plus consommés, or une étude de l’Inserm-Eren a démontré des « liens de corrélation associant consommation de ces aliments et conséquences potentielles sur la santé », rappellent les inspecteurs. Les ingrédients composant ces produits sont « issus du "cracking" de produits agricoles de base et contiennent souvent de nombreux additifs », explique le rapport. La présence d’additifs fait partie des éléments devant être pris en compte dans l’information apportée par le Nutri-score, estime également le CGAAER. Le rapport cite, par exemple, l’aspartame qui vient d’être reconnu comme « cancérigène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer.

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Le lancement d’une expérimentation du Nutri-score en restauration collective et commerciale et sur les « denrées non préemballées » devrait intervenir « prochainement », indique le rapport. En outre, il émet plusieurs recommandations générales sur les affichages alimentaires. Les scores « se doivent d’être robustes et limités en nombre afin de rester utiles et visibles pour le consommateur », estime le CGAAER. Ils devront donc être « autorisés par l’État », poursuit-il. Enfin, pour être pleinement efficace, la mise en place de ces labels doit s’inscrire dans une « politique globale et cohérente d’éducation et d’information des consommateurs ».

« Un facteur essentiel de pertinence »