Le Programme de gestion intégrée de la production et des déprédateurs en Afrique de l’Ouest, mis en place par la FAO, réunit quelque 100 000 agriculteurs au Bénin, au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal, se félicite l’Organisation des nations unies pour l’alimentation dans un communiqué du 20 décembre. Ces agriculteurs sont parvenus à réduire l’utilisation des pesticides toxiques tout en augmentant leurs rendements et leurs revenus et en diversifiant les systèmes de culture. « De simples expériences sur le terrain, à l’instar de celles qui sont pratiquées dans les écoles pratiques d’agriculture de terrain, ont doté les petits exploitants agricoles des moyens de produire d’une manière plus respectueuse de l’environnement tout en améliorant leurs rendements et leurs revenus », se félicite l’expert de la FAO William Settle. Au Mali, une enquête menée dans 65 villages de planteurs de coton, qui avaient été formés en 2007-08, a montré une réduction de 94 pour cent de l’utilisation des pesticides chimiques et une augmentation de 400 pour cent de l’utilisation des matières biologiques comme le compost et le fumier. Autre exemple : au Burkina Faso, la gestion intégrée de la production et des déprédateurs a permis d’accroître les rendements de 14 à 70 pour cent. Un demi million d’agriculteurs pourrait être formé au cours des cinq prochaines années pour un coût d’environ 30 à 40 millions de dollars.
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