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Aggravation des crises alimentaires en 2019

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Près de 135 millions (Mio) de personnes dans 55 pays ou territoires vivent en situation de crise alimentaire ou pire, soit une hausse de 22 Mio de personnes entre 2018 et 2019, indique le rapport mondial sur les crises alimentaires 2020, publié le 21 avril par des agences de l’Organisation des Nations-unies (ONU) et des bailleurs de fonds internationaux. L’aggravation de l’insécurité alimentaire dans le monde s’explique avant tout par trois facteurs : la hausse des conflits armés, l’intensité et la gravité croissantes des phénomènes météorologiques extrêmes et la survenance de chocs économiques. L’Afrique reste encore le continent le plus touché avec 54 % du nombre total de personnes en crise ou pire.

Près de 135 millions (Mio) de personnes dans 55 pays ou territoires vivent en situation de crise alimentaire ou pire, soit une hausse de 22 Mio de personnes entre 2018 et 2019, indique le rapport mondial sur les crises alimentaires 2020, publié le 21 avril par des agences de l’Organisation des Nations-unies (ONU) et des bailleurs de fonds internationaux. L’aggravation de l’insécurité alimentaire dans le monde s’explique avant tout par trois facteurs : la hausse des conflits armés, l’intensité et la gravité croissantes des phénomènes météorologiques extrêmes et la survenance de chocs économiques. L’Afrique reste encore le continent le plus touché avec 54 % du nombre total de personnes en crise ou pire.

Selon le dernier rapport mondial sur les crises alimentaires 2020, publié le 21 avril par des agences de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) et des bailleurs de fonds internationaux, près de 135 Mio de personnes dans 55 pays ou territoires ont été classées en situation de crise ou pire, soit une augmentation de 22 Mio de personnes entre 2018 et 2019. Cette nette aggravation des conditions d’insécurité alimentaire dans les principales crises s’explique à la fois par la hausse des conflits armés, par l’intensité et la gravité croissantes des phénomènes météorologiques extrêmes et les chocs économiques.

En 2019, le conflit/insécurité était encore le principal facteur de crise alimentaire, souligne le rapport. Plus de 77 Mio de personnes en crise ou pire contre 74 Mio un an plus tôt dans 22 pays sont victimes de crises alimentaires provoquées par des conflits armés. Et près de 40 Mio de ces personnes vivent dans neuf pays d’Asie et du Moyen-Orient où des conflits armés et des violences prolongées continuent d’être alimentés par des griefs politiques, sociaux et économiques ou des tensions géopolitiques. En Afrique, la République démocratique du Congo, le Burkina Faso et le Niger ainsi que le Cameroun ont également connu une forte augmentation de personnes en crise ou pire en raison de l’intensification des conflits. Par ailleurs, dans ces zones géographiques, l’insécurité a entraîné à la fois des déplacements massifs de populations, la destruction ou la fermeture de services de sociaux de base, la perturbation des activités productives, des marchés et des flux commerciaux.

Conditions météorologiques extrêmes et chocs économiques

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Les phénomènes météorologiques extrêmes ont été le principal moteur de l’insécurité alimentaire pour près de 34 Mio de personnes dans 25 pays en 2019 contre 29 Mio un an plus tôt. Vingt de ces pays étaient principalement situés dans la Corne de l’Afrique (avec 13,2 Mio de personnes) et en Afrique australe (11,2 Mio de personnes), quatre se trouvaient en Amérique centrale (avec 4,4 Mio de personnes), et les provinces pakistanaises du Sind et du Baloutchistan touchées par la sécheresse comptaient 3,1 Mio de personnes.

Considérés comme le troisième facteur de l’insécurité alimentaire dans le monde selon le rapport, les chocs économiques restent le principal facteur pour 24 Mio de personnes dans huit pays contre 10 Mio dans six pays en 2018. Cette aggravation, explique le rapport, est due à l’intégration dans le champ de l’étude du Venezuela qui compte près de 9,3 Mio de personnes en situation de crise alimentaire, victimes depuis quelques années d’une crise économique sans précédent.

L’Afrique, victime principale des crises alimentaires

En 2019, l’Afrique reste encore le continent le plus touché par les crises alimentaires, représentant 54 % du nombre total de personnes en crise ou pire. L’Afrique australe compte le plus lourd tribut avec 30,4 Mio de personnes, contre 23,3 Mio en 2018, en raison de la détérioration de la hausse de l’insécurité alimentaire en République démocratique du Congo, Zambie et Zimbabwe. En outre, six pays d’Afrique de l’Est comptent 27,5 Mio de personnes en crise alimentaire, soit une légère augmentation par rapport à 2018 (26,7 Mio), qui s’explique avant tout par les chocs liés aux conditions météorologiques au Kenya, des conflits et des défis économiques au Sud-Soudan et de l’afflux de réfugiés et des conditions météorologiques extrêmes en Ouganda. Quant aux pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, ainsi que le Cameroun, ils comptent plus de 12 Mio de personnes en crise ou pire, soit une légère hausse par rapport à 2018 (11 Mio de personnes) qui s’explique principalement par l’augmentation de l’insécurité alimentaire au Burkina Faso, au Cameroun et au Niger. Enfin, le rapport souligne que, malgré la baisse observée en un an au Tchad et au Sénégal, et une stabilisation dans le nord du Nigéria et au Mali, la situation s’est de nouveau détériorée vers la fin de l’année 2019.