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Agrauxine s’affirme sur le marché des biosolutions pour les plantes

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Le spécialiste du biocontrôle et des biostimulants Agrauxine, division du leader mondial de la levure Lesaffre, a affiché le 20 novembre ses ambitions qui reposent sur 91 homologations prévues dans le monde en 2020 (37 en 2018). « Notre ambition en France est de devenir le leader des biofongicides issus de micro-organismes », déclare le DG Hugo Bony. En deux ans, Agrauxine a déjà capté 20 % de parts de marché en protection des maladies du sol concernant la carotte, d’après lui. Un autre produit de biocontrôle, lancé cette année en France et Italie pour la stimulation des défenses naturelles anti-oïdium et mildiou, a réalisé « des ventes quatre fois supérieures aux prévisions » pour couvrir 100 000 ha de vignes. D’autres lancements sont prévus, notamment en 2022 un stimulateur des défenses naturelles contre les maladies foliaires des grandes cultures. Agrauxine, fort d’une expérience de près de dix ans en Amérique latine, arrive aussi en France dans les biostimulants, avec en 2019 une homologation annoncée sur des produits foliaires pour réduire l’incidence des stress abiotiques en grandes cultures.

L’entité peut s’appuyer sur les 63 sites industriels de Lesaffre dans le monde, également sa propre unité de production de champignons filamenteux à Loches (Indre-et-Loire). Pour garantir la fiabilité des produits, 400 essais BPE (Bonnes pratiques d’expérimentations) sont réalisés chaque année afin qu’il n’y ait « pas de mauvaises surprises au champ », assure le directeur marketing et développement Ronan Kempf. La distribution repose sur des partenaires locaux. « Depuis deux ans, la vente de nos produits passe par les coopératives et négoces », indique le directeur commercial Pierre-Emmanuel Fleurquin. Un schéma qui permet d'« être au plus près des agriculteurs » et bénéficier ainsi d’« un retour plus direct sur l’utilisation des produits ». Agrauxine s’investit aussi pour former les équipes de distributeurs à « oser vendre » des biosolutions : au-delà des aspects techniques, « des barrières psychologiques restent à abattre », selon lui. « Les agriculteurs, eux, sont en demande » de ce type de produits, affirme-t-il.

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