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Agri Builders parie sur le potentiel de son Pherodrone

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Le drone permet d'accéder à la cime des arbres. Crédits : © Agri Builders

Ayant mis au point une solution de pose par drones de diffuseurs de biocontrôle pour lutter contre le papillon carpocapse sur les grands arbres tels que les châtaigniers et les noyers, Agri Builders réfléchit à étendre son innovation à de nouvelles variétés d’arbres.

Parmi les solutions offertes par le biocontrôle, les phéromones ont déjà démontré leurs résultats. Mais dans certains cas de figure, la diffusion de ces phéromones peut se révéler complexe techniquement. C’est le cas avec les grands arbres, comme les châtaigniers et les noyers, pour lesquels la technologie Pherodrone a été mise au point par Agri Builders.

« Nous utilisons notre propre drone pouvant embarquer jusqu’à 70 colliers diffuseurs de phéromones que nous déposons à la cimes des arbres, avec une grande précision et une grande rapidité puisque nous pouvons traiter un hectare en une heure de travail », explique Antoine Boudon, PDG et cofondateur d’Agri Builders aux côtés d’Alexis Trubet et Antoine Duchemin. La société travaille en partenariat avec le distributeur d'agrofournitures Sumi Agro qui fournit les colliers Ginko Ring diffusant un produit de biocontrôle pour lutter contre le papillon carpocapse, et a développé un drone spécifiquement adapté à cette tâche, très robuste, capable de porter 9 kg et doté de six hélices, nommé AT-1.

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De plus en plus de surfaces traitées par drones

Agri Builders en est à sa 3e année de traitement. Après 140 hectares traités en 2021, elle a traité 450 hectares en 2022, surtout des noyers, et en 2023, 800 hectares ont bénéficié d’un traitement : 650 hectares de noyers, 50 hectares de châtaigniers et 50 hectares de pommiers.

Car Agri Builders travaille à l’adaptation de sa solution Pherodrone à d’autres arbres que les châtaigniers et noyers. « Nous nous intéressons à tous les arbres produisant des fruits à pépins, surtout les pommiers et les poiriers. Et même si ces arbres ne sont pas hauts et peuvent être équipés de colliers manuellement, Pherodrone est une solution alternative qui permet de résoudre le problème de la disponibilité de la main-d’œuvre nécessaire, et de la précision de ce travail », indique Antoine Boudon. « Nous faisons aussi en ce moment des essais pour adapter notre technologie au traitement des chenilles processionnaires sur les pins », explique Antoine Boudon.