Le groupe Agrial a conforté ses activités et ses performances en 2004, un exercice marqué par sa prise de contrôle complète du groupe cidricole CCLF et par la mise en route de la cinquième usine Florette. L’amélioration de sa situation financière du groupe a permis au président Gérard Herpe d’annoncer à l’assemblée générale réunie à Saint-Lô le 24 juin la distribution de 4,5 millions d’euros aux sociétaires et leur entrée prochaine au capital des filiales agroalimentaires.
L’an dernier, le groupe coopératif Agrial, qui a son siège à Caen mais des adhérents répartis de l’Orne à la Mayenne, a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 1,452 milliard d’euros, en croissance de 9,5 %. Ses performances économiques ont progressé également : l’excédent brut d’exploitation s’établit à 73 millions d’euros contre 63,8 M en 2003 et le résultat net s’est établi à 22,8 M EUR contre 16,5 M en 2003 ; la capacité d’autofinancement a atteint 58,7 M EUR, soit 10 millions de mieux qu’auparavant.
Les investissements réalisés en 2004 ont été particulièrement soutenus et représentent un montant de 63 millions, contre 40 M en 2003. L’essentiel (53 M Eur) a été réalisé dans les filiales agroalimentaires (qui pèsent désormais plus de 45 % du CA total), du fait du rachat de 60 % de CCLF, du lancement de l’usine Soleco de Cambrai et de la création par Secoué d’un nouvel atelier pour les élaborés de volaille à Chaillans (Mayenne).
Dans les filières, malgré une conjoncture contrastée, les activités ont été bien orientées. Céréales et légumes ont progressé en volume, mais ont eu des difficultés de valorisation ; le groupe Prim’co en première gamme a écoulé 410 000 tonnes et renforcé la marque Priméale en GMS. Dans les végétaux frais prêts à l’emploi (4e gamme), l’activité de Florette a encore connu une croissance de 6,5 % (à 299 M Eur) avec de fortes progressions au Royaume Uni et en Espagne, tandis qu’en France le marché a enregistré un ralentissement, surtout à partir du second semestre, entraînant un contexte très concurrentiel.
Dans le cidre, en revanche, étant donné la comparaison avec l’année caniculaire de 2003, la tendance de l’activité a évolué en légère baisse (-3 %), soit un chiffre d’affaires de 106 millions d’euros.
La filière bovine a bénéficié d’une conjoncture très porteuse en raison de la baisse de l’offre en France et en Europe. Dans ce contexte, Agrial a enregistré une augmentation sensible de son activité, grâce notamment au développement des synergies commerciales et logistiques avec sa filiale Socopa.
A l’inverse, la filière lait dont l’activité est stable du fait des quotas, a été marquée par des tensions liées à l’entrée en application de la réforme de la Pac.
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Dans la filière porcs, l’amélioration de la conjoncture a permis aux éleveurs de retrouver le point d’équilibre économique mais il faudra reconstituer les trésoreries très affectées par trois années successives de crise. L’activité de la filière avec 438 000 porcs est en retrait sur 2004. Au cours de l’exercice, le GIE Capig a accueilli le groupement porcs de la CAM (Coopérative des agriculteurs de la Mayenne), qui représente plus de 2 millions de porcs commercialisés.
Le secteur de la volaille évolue dans un contexte général de baisse de la production, tout particulièrement en dinde. Néanmoins, Agrial enregistre une progression de son activité de 10 % et ses filiales de transformation de 13,4 % (à 64,5 M Eur). Le développement des activités de découpe et de produits élaborés frais ont permis aux filiales aval – Socadis en volailles fermières et surtout Secoué en produits élaborés – de développer de nouveaux marchés, notamment avec la GMS.
Ristournes et entrée au capital des filiales
Les sociétaires d’Agrial vont profiter de la meilleure santé financière du groupe en recevant un dividende calculé sur la base de 3,5 % du capital social soit 1 million d’euros. De plus, le résultat de l’exercice 2004 va également permettre le versement de ristournes calculées sur les activités d’approvisionnement pour un montant de
2,5 millions d’euros. Ces deux mesures, auxquelles s’ajoute une provision équivalente à une année de rémunération du capital social, représentent un montant de 4,5 millions d’euros affectés aux sociétaires.
Dans le même esprit, le groupe va organiser pour le second semestre de cette année l’ouverture du capital des filiales agroalimentaires aux adhérents. Ces filiales sont détenues par la coopérative via la holding agroalimentaire. Pour le président Herpe, il s’agit de « renforcer l’intérêt porté par les adhérents aux orientations et au développement des activités agroalimentaires et de les associer plus directement à la création de valeur ».