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Complémentaire Agrica atteint le demi-milliard d’euros de CA en 2012

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Le chiffre d’affaires du spécialiste de la complémentaire santé dans le monde agricole, Agrica, s’élève en 2012 à 504,8 millions d’euros, soit une progression de 5,9% par rapport à 2011. Un développement réalisé grâce au « bon dynamisme de l’activité agricole », ont indiqué, le 16 mai, les représentants du groupe, lors d’une conférence de presse, à Paris.

C’est ce qu’on appelle se tenir à la hauteur de ses ambitions : le groupe Agrica avait projeté, dès février 2011, de passer la barre du demi-milliard d’euros de chiffre d’affaires (CA) en 2012. Promesse tenue. Lors d’une conférence de presse, à Paris, François Gin, le directeur du groupe, a annoncé un chiffre d’affaires de 504,8 millions d’euros, soit une progression de 5,9 % par rapport à l’année précédente. Des résultats qui traduisent, selon lui, « le bon dynamisme de l’activité agricole ». En 2012, la complémentaire santé a enregistré en effet une stabilité de ses effectifs agricoles, « ce qui n’est pas anodin dans le contexte difficile actuel de hausse continue du chômage ». Autre raison qui concourt à ce développement : le déploiement de 16 nouveaux accords santé. Parmi les nouveaux contrats décrochés en 2012, Cerfrance, Invivo et Vivescia ont choisi Agrica pour assurer le régime de frais de santé de leurs salariés.

Des volets santé et prévoyance à la hausse

Avec désormais 1,5 million de cotisants, le groupe affiche ainsi, pour son activité santé (des contrats collectifs aux salariés des entreprises et des contrats individuels aux retraités), un chiffre d’affaires de 141,9 millions d’euros en 2012 (+7,5%). Le chiffre d’affaires pour ses activités d’épargne s’est, lui, stabilisé à 143,3 millions d’euros (en raison notamment du développement de l’épargne salariale). Le reste, l’essentiel de son chiffre d’affaires (45%), concerne son activité de prévoyance (invalidité, incapacité, décès), qui regroupe 85% des salariés agricoles : celle-ci est également en progression de 10,7% (219,6 millions d’euros), bien qu’il soit tenu compte du financement de la réforme des retraites de 2010, a rappelé Hervé Bachellerie, directeur adjoint du groupe. Un impact à hauteur de 35,6 millions d’euros pour les comptes 2012 (une charge totale de 118 millions d’euros sur 5 ans). Agrica a par ailleurs constaté une augmentation du nombre de ses dossiers dits de réversion – ce qui signifie qu’il y a eu plus de décès parmi ses cotisants.

Une attention particulière portée aux coopératives

Concernant les perspectives, le ralentissement de l’emploi agricole, notamment saisonnier, pourrait avoir un impact sur l’activité du groupe en 2013, mais il est « un peu trop tôt pour l’évaluer », a déclaré François Gin, tout en soulignant que plusieurs secteurs de l’agriculture avaient aussi, par ailleurs, un besoin en main d’œuvre « pas toujours satisfait ». Autre perspective, le projet de loi relatif à la sécurisation de l’emploi, adopté définitivement le 14 mai par le Parlement, en lien avec l’accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier. La loi prévoit, d’ici à 2016, que tous les salariés bénéficient d’une couverture santé via un contrat de mise en œuvre par accord de branche ou d’entreprise. « Le principe de généraliser la complémentaire santé à tous les salariés est une bonne avancée », a considéré François Gin. La disposition concerne les organismes agricoles (du type Crédit agricole, Groupama, Mutualité sociale agricole, les coopératives...) et le secteur de la production agricole. « Le secteur de la production est déjà globalement couvert, par des conventions et des accords régionaux ». En revanche, « nous couvrons peu aujourd’hui le secteur des coopératives », a précisé Hervé Bachellerie. Selon la direction d’Agrica, les coopératives, qui mobilisent aujourd’hui 80 000 salariés, sont donc un marché d’avenir pour les acteurs de la complémentaire santé.

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