Environ 54 % des agriculteurs se disent pessimistes contre 40 % l’an passé à la même période, d’après un sondage Ipsos-Agri Avis réalisé entre le 30 mars et le 19 avril. L’étude a été réalisée sur internet, sur la base du volontariat, auprès de 223 agriculteurs. Cette baisse de moral est particulièrement prégnante chez les jeunes (60 % des moins de 45 ans se disent pessimistes) et chez les exploitants en grandes cultures (62 %). Les principales raisons évoquées sont : les perspectives économiques et la situation financière (55 % des agriculteurs), le poids de l’administration et des normes réglementaires (50 %) et la mauvaise image de l’agriculture à travers les médias notamment (35 %).À l’inverse, 13 % des agriculteurs ont foi en l’avenir. Un optimisme motivé principalement par un changement de pratiques (bio, agriculture de conservation) ou une réorientation du modèle économique (nouvelles opportunités, circuits courts…).
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D’autre part, 62 % des agriculteurs interrogés estiment que la décarbonation de l’agriculture impulsée par le plan France Relance est une mesure « pertinente », avec une sensibilité accrue chez les éleveurs (68 %) par rapport aux grandes cultures (53 %). Interrogés sur leurs attentes quant à l’avenir, 69 % évoquent des priorités d’ordre économique : revalorisation des prix, sécurisation du revenu, augmentation et meilleure répartition, et soutien des producteurs face à la concurrence intra-européenne. Seulement 8 % évoquent le besoin de développer de nouveaux modèles et approches relatives à la structuration de filières, à la recherche variétale, aux enjeux carbone et à l’accompagnement.