Le marché de l’agriculture biologique continue sa progression, tiré principalement par l’UE que ce soit en termes de demande ou de production. Les surfaces cultivées en bio y représentent 8,1 % de la superficie agricole. Mais la Commission européenne prévoit d’atteindre 25 % en 2030. Un plan d’action est attendu pour fin mars.
Tiré principalement par la croissance en Europe, le secteur de l’agriculture biologique a poursuivi son développement en 2019, montre le rapport annuel sur l’agriculture bio dans le monde du FiBL (Institut de recherche en agriculture biologique) présenté le 17 février, à l’occasion de la Biofach, principal salon mondial de l’agriculture biologique (en visioconférece cette année). Les surfaces cultivées en agriculture biologique ont augmenté de 1,1 million d’hectares pour atteindre 72,3 Mha soit une hausse de 1,6 %. Le plus gros de cette augmentation est à mettre au crédit de l’Europe et particulièrement de l’UE où les surfaces ont enregistré une nouvelle hausse de 5,9 % (+0,82 Mha) en un an – moins forte néanmoins qu’en 2018 (+7,7 %). Une progression qui devrait se poursuivre dans les prochaines années, l’UE s’étant fixé comme objectif, dans le cadre de sa stratégie De la ferme à la table, d’arriver à 25 % des terres agricoles en bio d’ici 2030. Pour y parvenir, la Commission européenne adoptera un plan d’action pour 2021-2027 le 31 mars prochain, a confirmé Wolfgang Burtscher, directeur général de l’Agriculture, lors d’une intervention à la Biofach (1).
Forte hausse en France
Au niveau mondial, 1,5 % des terres agricoles sont biologiques, dont plus des deux tiers sont des prairies ou des pâturages. L’Australie reste le pays présentant la plus grande surface agricole biologique (35,7 Mha principalement des pâturages), suivie par l’Argentine (3,7 Mha) et l’Espagne (2,4 millions d’hectares). Derrière l’Océanie (36 Mha), l’Europe possède la deuxième plus importante surface en bio (16,5 Mha), suivie par l’Amérique latine (8,3 Mha). Dans l’UE dont 8,1 % des surfaces sont cultivées en bio, c’est l’Espagne qui arrive en tête avec 2,4 Mha, suivie de la France (2,2 Mha) et de l’Italie (2 Mha). Comme en 2019, la hausse la plus importante a encore concerné la France (+205 775 ha) suivie de l’Espagne (+108 441 ha). Et en termes de proportion de surfaces bio, c’est au Liechtenstein que ce chiffre est le plus élevé (41 %), suivi de l’Autriche (26,1 %) et de l’Estonie (22,3 %).
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Côté marché, les ventes d’aliments et de boissons biologiques ont atteint 106 milliards d’euros (contre 97 Mrds € en 2018). Les plus importants marchés sont les États-Unis (44,7 Mrds €), suivi par l’Allemagne (12 Mrds €) et la France (11,3 Mrds €). Là encore l’UE est le principal moteur de croissance (+8 %), la France par exemple enregistrant une croissance de 13,5 %. Le consommateur moyen dans l’UE dépense 84 euros par an pour l’alimentation biologique. Mais ce sont les consommateurs danois et suisses qui continuent de dépenser le plus pour les aliments bio en 2019 (respectivement 344 et 338 euros par habitant). Au Danemark la part de marché du bio est la plus élevée au monde avec 12,1 %.